Les actualités naturalistes du nord de la Seine-et-Marne – février et mars 2020

Par Antoine Kita, administrateur.

De retour pour un nouveau numéro ! Faisons marche arrière pour retrouver les faits naturalistes marquants du nord de la Seine-et-Marne, en février et mars.

Cette période est souvent très riche en espèces, car elle permet d’observer les espèces hivernantes restantes, mais également les migrateurs précoces qui reviennent pour se reproduire.

C’est à l’Espace Naturel Sensible des Olivettes à Trilbardou qu’ont été faites une grande partie des observations remarquables : 10 Grèbes à cou noir (Podiceps nigricollis), 4 Garrots à œil d’or (Buchephala clangula), ou encore jusqu’à 34 Canards pilets (Anas acuta) en halte courant février à la suite d’un épisode météorologique venteux et pluvieux !

Chant de Grèbe à cou noir enregistré sur site

Canards pilets à l’ENS des Olivettes © M. Petitours

Dans la catégorie des limicoles, on retrouve un très gros groupe de 37 Barges à queue noire (Limosa limosa) en vol à Isles-les-Meldeuses, fin février. Une quantité rare dans les terres pour cette espèce du bord de mer !

Les Panures à Moustaches (Panurus biarmicus), résidentes à la base de loisirs de Jablines depuis novembre, seront revues pour la dernière fois mi-février, période à laquelle les niveaux d’eau de la Marne ont considérablement augmenté…

Ces niveaux d’eau très hauts, sont bénéfiques pour d’autres espèces. De nombreux sites deviennent en partie inaccessibles pour les observateurs… Le bonheur des uns fait le malheur des autres, les oiseaux eux sont bien tranquilles ! C’est d’ailleurs le cas du Harle piette (Mergellus albellus) à Changis-sur-Marne, où un couple bien tranquille séjournera au minimum jusqu’au 23 mars ! Une date très tardive pour cette espèce qui est exclusivement hivernante en France.

Début mars, Gorgebleues à miroir (Luscinia svecica), Busards des roseaux (Circus aeruginosus) et Milans noirs (Milvus migrans), arrivent doucement de leurs quartiers d’hiver et commencent à s’installer dans ou autour des zones humides.

Chant de Gorgebleue à miroir enregistré sur site

Une autre espèce friande des zones humides et devenue extrêmement rare en Île-de-France, sera observée le dernier jour avant le confinement : la Cisticole des joncs (Cisticola juncidis) ! Un mâle chanteur sera contacté aux anciens bassins de la sucrerie à Villenoy. Il n’exsite que deux mentions de ce petit oiseau depuis plus de 10 ans dans le secteur des boucles de la Marne.

Chant de Cisticole enregistré sur site

Le passage régulier courant mars des Sarcelles d’été, sera bien représenté en 2020, avec notamment 7 individus à Changis-sur-Marne.

On part maintenant chez les rapaces, avec une observation d’un Superbe Élanion blanc (Elanus caeruleus) à l’étang du Coq à Roissy-en-Brie fin février. L’oiseau semblait en migration. Ce petit rapace voit son aire de répartition s’agrandir vers le nord au fil du temps. Peut-être qu’un jour il finira par nicher en région parisienne !

Que dire de plus, après cela, plus aucune observation ne sera faite due au confinement de la population… Comment ? Bien au contraire ! C’est l’occasion de notamment scruter le ciel depuis sa fenêtre ou son jardin à la recherche des rapaces migrateurs, que l’on soit en ville ou à la campagne. Nombreux sont les passereaux qui nichent dans nos jardins, ou dans l’angle d’un mur en pleine ville !

Mais ces observations de confinement, nous en parlerons le mois prochain…

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